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dimanche 10 février 2013

dimanche 26 septembre 2010

Prochaine conférence du 23 octobre 2010

Diodurum : « la ville des dieux »

(Jouars-Pontchartrain, Yvelines)

Un vicus de frontière chez les carnutes

par Olivier Blin

de l’Institut national de recherches archéologiques préventives

samedi 23 octobre 2010 au Musée Pierre-Noël

à Saint-Dié-des-Vosges

L'agglomération antique de Diodurum est mentionnée dans l'Itinéraire d'Antonin, sur un trajet reliant Lutèce à Rouen, en passant par Dreux et Évreux. Son identification avec Jouars, dans les Yvelines, est avancée dès le XVIIIe siècle, mais ce n'est qu'en 1976, à la suite de photos aériennes, que l'existence d'une agglomération importante autour de la ferme d'Ithe, d'origine cistercienne, est confirmée.

Les fouilles réalisées de 1994 à 1998, sur près de 10 % de sa surface reconnue, dans le cadre de la déviation de la route nationale 12, ont permis d'en cerner la genèse et l'évolution depuis La Tène finale jusqu'au 6e siècle après J.-C. La découverte d'un fragment épigraphique mentionnant des vicani en fait actuellement le seul vicus attesté de la Civitas Carnutum. Le site fait, depuis 2003, l'objet d'un programme de recherche pluridisciplinaire d'études architecturales et archéologiques sur le bâti cistercien et un quartier de l'agglomération antique.

Olivier Blin, architecte DPLG et ethnologue diplômé de l'EHESS, est ingénieur de recherche à l'Inrap. Il est également chercheur associé au CNRS (UMR 7041 : archéologie et sciences de l'Antiquité) et, depuis 2004, chargé de cours à la Sorbonne. Ses travaux de terrain concernent pour une large part le site de La Ferme d'Ithe, à Jouars-Pontchartrain. Ce projet interdisciplinaire porte sur l'archéologie du bâti des ruines de la ferme cistercienne des 11e – 15e siècles, incluant des fouilles des occupations médiévales et antiques. D'autre part, il est responsable de prospection thématique et de la fouille du site d'Al Aïn (sultanat d'Oman) dans le cadre du Joint-Hadd-Project dirigé par S. Cleuziou depuis 2000.


Quelques ouvrages :

– Pour une nouvelle description du monde gallo-romain, in : J.-P. Demoule (dir.) Vingt ans d'archéologie préventive dans le monde, Actes du colloque de la Bibliothèque nationale de France, 30 septembre et 1er octobre 2005. Paris, La Découverte, 2007 ;

– Jouars-Pontchartrain (Yvelines). Extension spatiale et profondeur de temps : une question d'échelle, in : P. Brun, C. Marcigny, J. Vanmoerkerke (dir.), Une Archéologie des réseaux locaux. Quelles surfaces étudier pour quelle représentativité ? Actes de la table ronde des 14 et 15 juin 2005 à Châlons-en-Champagne, Les Nouvelles de l'Archéologie, n° 104-105, Paris, 2006 ;

– Mantes-la-Jolie médiévale : entre historiographie et archéologie, fragments pour une histoire urbaine, in : L'Île-de-France médiévale, t. 2, Paris, Somogy éditions d'art, 2001.

samedi 15 mai 2010

Prochaine Conférence de G. Grau 28 mai 2010

LA "CITE" DES LEUQUES
Une romanisation contrastée

La représentation la plus courante que nous avons de la "Civitas" des Leuques est celle de l'époque gallo-romaine: le territoire leuque, aux frontières stabilisées, s'étend de la Marne à la crête des Vosges – incluant par conséquent la future Déodatie. Mais la génèse des "Cités" gauloises est un processus complexe, et la nôtre ne fait pas exception. Le décentrage à l'ouest des deux chefs-lieux présumés (Nasium/Naix et Toul) laisse à lui seul supposer une gestation difficile de l'unité territoriale.
L'influence méditerranéenne croissante en Gaule à l'approche du changement d'ère, puis finalement l'intrusion romaine multiplient fort heureusement les sources littéraires et épigraphiques. (Plusieurs inscriptions récemment découvertes complètent ce corpus). Ces sources d'information, jointes aux progrès de l'archéologie, mettent en lumière de forts contrastes locaux face au nouvel ordre mis en place par Rome. De nouvelles recherches permettront peut-être enfin d'esquisser un schéma d'ensemble de la "dynamique territoriale" qui a abouti à la "Cité" des Leuques telle que nous la connaissons.

par Gérard Grau – Archéo-Vosges / Société Albert Grenier

Le vendredi 28 mai 2010 à 20 h 30 au musée Pierre-Noël, Saint-Dié-des-Vosges.
Entrée libre.

vendredi 20 novembre 2009

Prochaine Conférence 4 décembre



De l’aube de l’humanité jusqu’à nos jours, du silex à l’uranium en
passant par les métaux les plus précieux, toutes les sociétés humaines
ont recherchés et exploités les matières premières minérales nécessaires
à leur développement économique et social.

Avec l’évolution des techniques et l’augmentation de la population, ces
activités artisanales, proto industrielles ou contemporaines se sont
multipliées sans toujours mesurer leur impact sur l’environnement.

Les préoccupations actuelles légitimes sur la durabilité de notre cadre
de vie à l’échelle local ou mondial, nous pousse aujourd’hui à étudier
plus en détail encore les exemples anciens notamment à travers les sites
archéologiques miniers anciens et en particulier des activités
métallurgiques qui y sont associées.

Nous proposons de faire un point sur l’actualité de la recherche sur
l’histoire des paysages miniers et d’en tirer quelques remarques et leçons.

dimanche 20 septembre 2009

Prochaine Conférence du 9 octobre 2009



A la recherche de la Préhistoire vosgienne, la base d’un développement

H. Beaudouin, archéologue


La Préhistoire vosgienne en est encore à ses balbutiements car le massif est longtemps resté inexploré. Pourtant, à condition de savoir lire les traces de leur passage, lorsqu'on cherche les hommes préhistoriques, on les trouve...!

A travers la synthèse des travaux de recherches (découvertes, prospections,…) et une réflexion originale sur l'intégration des hommes préhistoriques dans leur environnement, Hervé Beaudouin (archéologue) dresse un panorama complet des occupations préhistoriques des Vosges. Avec ces nouvelles clefs de lecture et des prospections assidues, le bassin de Saint-Dié pourrait devenir un second secteur pilote pour l'archéologie préhistorique vosgienne.


La Conférence aura lieu le 9/10/2009 au Musée de Saint-Dié-des-Vosges, salle François CHOLE.



mercredi 20 mai 2009

Prochaine conférence du 26 juin 2009


Voici le poster d'invitation de la prochaine conférence de notre association consacrée à la sidérurgie ancienne en Lorraine et présentée par Marc Leroy, Archéométallurgiste.

samedi 20 décembre 2008

Conférence du 12 décembre 2008


C'est avec un peu de retard que nous mettons en ligne le programme de la conférence de Thierry Dechezleprêtre.

Conférence ARCHEO VOSGES
Vendredi 12 décembre 2008 - 20h30 - Salle des Fêtes de NOMPATELIZE - (Entrée libre)

L'oppidum de Boviolles et le territoire des Leuques

par Thierry Dechezleprêtre, responsable du Projet Collectif de Recherches "Nasium"

A la veille de la conquête romaine, l' est de la Gaule se caractérise par la présence de peuples gaulois de taille variée. Les Leuques et les Médiomatriques se partagent à cette époque les régions qui se développent autour des vallées de la Meuse et de la Moselle. Si le nom des Leuques apparaît pour la première fois dans le récit de la guerre des Gaules, leur mode d'organisation était peu connu avant que l'archéologie ne dévoile la présence, dès le IIe siècle avant J.-C., d' un réseau d' habitats composé d' installations agricoles, d' habitats groupés et d' enceintes fortifiées. Ces enceintes, qualifiées d' oppida par César pour les plus importantes sont présentes en grand nombre en Lorraine.
La superficie de l' oppidum de Boviolles -environ 60 hectares- , et les découvertes réalisées sur son emprise depuis le siècle dernier, soulignent l'importance de l' occupation de ce site de l' ouest du territoire leuque et ouvre donc un champ d' étude privilégié pour la question de la fonction de ces fortifications dans la société gauloise: lieu de marché, centre de rassemblement politique, religieux ? Ces problématiques ont justifié la mise en place d' un
programme de recherche pluriannuel qui privilégie une méthodologie associant différentes approches complémentaires, de manière à mieux saisir son organisation. Le recours aux méthodes de la géophysique a permis de mettre en évidence de nombreuses anomalies magnétiques correspondant, pour l'essentiel, à des structures en creux. La prospection aérienne constitue une méthode complémentaire de la précédente, s' agissant d'un sol mis en culture et où la couverture forestière est très limitée.

mardi 14 octobre 2008

Prochaine Conférence du 31 octobre

Nasium, Ville des Leuques

Le site archéologique meusien de Nasium est distant de 30 km du sanctuaire de Grand. A l’époque gallo-romaine, ces deux sites faisaient partie intégrante du territoire leuque qui occupait le sud de la Lorraine, du Barrois aux Vosges. Les recherches récentes ont permis d’avancer l’hypothèse que Nasium aurait pu être la capitale du territoire leuque au Ier siècle après J.-C., avant Toul.

L’occupation humaine des communes meusiennes de Naix-aux-Forges, Boviolles et Saint-Amand-sur-Ornain sur lesquelles se développe le site de Nasium, remonte vraisemblablement au Néolithique (vers 5000 av. J.C.) mais c’est au second âge du Fer, correspondant à l’époque gauloise, qu’un important habitat se développe.

Sur l’éperon qui domine la confluence de l’Ornain et de la Barboure, une fortification de plus de 50 hectares se met en place vers 150-100 av. notre ère. Cet oppidum, terme utilisé par Jules César pour désigner les agglomérations fortifiées gauloises, abritait une population nombreuse. Artisans, commerçants ainsi que les classes dirigeantes de la société gauloise séjournaient dans ce lieu qui devait également servir à l’occasion des rassemblements politiques ou religieux de la tribu des leuques.

Dans les décennies qui suivent la conquête romaine, entre 58 et 52 av. J.-C., l’oppidum est abandonné au profit du site de plaine. L’agglomération de Nasium qui se développe alors sur les rives de l’Ornain, atteindra, à son apogée, une superficie de 120 hectares ce qui la place parmi les centres les plus importants de l’Est de la Gaule. Sa renommée était telle qu’au IIe siècle après J.-C., le géographe Claude Ptolémée la qualifiait, avec Tullum (Toul), de Ville des Leuques.

A partir du IIIe siècle, un déclin s’opère lentement. Du Ve au VIIe siècle, seules quelques quartiers de la ville sont occupés. Ce sont ces noyaux qui ont donné naissance aux trois villages actuels de Boviolles, Naix-aux-Forges et Saint-Amand-sur-Ornain.

Une histoire à venir découvrir à Saint-Dié le 31 octobre.

samedi 17 mai 2008

Prochaine conférence d' ARCHEO VOSGES

Les charbons de bois du sol,
Une nouvelle approche de l’histoire des paysages

Outre les classiques objets archéologiques, le sol renferme différents marqueurs d'informations sur les environnements du passé. Parmi eux, charbons de bois et matières organiques peuvent s'y conserver longtemps, composant la "mémoire" des végétations passées. Quels sont les spécificités et les intérêts de l'étude de ces marqueurs dans les sols ? Que peut apporter cette nouvelle approche environnementale à laconnaissance de la dynamique des paysages anciens ?

C’est ce que Stéphanie Goepp, docteur en Géographie Physique del’Université Louis Pasteur de Strasbourg, nous exposera avec la passion qui caractérise tout jeune chercheur. Pour illustrer ses propos, elle nous présentera quelques-uns de ses résultats, obtenus dans les Vosges
et la Plaine Rhénane .

Une nouvelle vision de l’archéologie, à ne pas manquer !

Conférence ARCHEO VOSGES, vendredi 27 juin 2008 à 20h30, salle F. Cholé, Musée Pierre-Noël (Saint-Dié-des-Vosges).





mardi 15 janvier 2008

Première conférence trimestrielle

La première conférence 2008 d' ARCHEO VOSGES aura lieu le 29 février prochain

Bertrand Triboulot, président de notre Association nous parlera des sépultures aristocratiques celtes du Nord-Est de la France: dynamiques funéraires et territoires.

dimanche 19 août 2007

Conférence d'Emmanuel Garnier le 21 septembre 2007


Les défrichements montagnards, le cas des Vosges entre les XVIème et XIXème siècles

par Emmanuel Garnier, Maître de conférence d'Histoire Moderne, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement CEA-CNRS Saclay

Rendez-vous au Musée Pierres Noël de Saint-Dié-des-Vosges (salle François Cholé)