dimanche 10 février 2013
lundi 29 octobre 2012
lundi 19 mars 2012
vendredi 1 avril 2011
dimanche 26 septembre 2010
Prochaine conférence du 23 octobre 2010
Diodurum : « la ville des dieux »
(Jouars-Pontchartrain, Yvelines)
Un vicus de frontière chez les carnutes
par Olivier Blin
de l’Institut national de recherches archéologiques préventives
samedi 23 octobre 2010 au Musée Pierre-Noël
à Saint-Dié-des-Vosges
L'agglomération antique de Diodurum est mentionnée dans l'Itinéraire d'Antonin, sur un trajet reliant Lutèce à Rouen, en passant par Dreux et Évreux. Son identification avec Jouars, dans les Yvelines, est avancée dès le XVIIIe siècle, mais ce n'est qu'en 1976, à la suite de photos aériennes, que l'existence d'une agglomération importante autour de la ferme d'Ithe, d'origine cistercienne, est confirmée.
Les fouilles réalisées de 1994 à 1998, sur près de 10 % de sa surface reconnue, dans le cadre de la déviation de la route nationale 12, ont permis d'en cerner la genèse et l'évolution depuis La Tène finale jusqu'au 6e siècle après J.-C. La découverte d'un fragment épigraphique mentionnant des vicani en fait actuellement le seul vicus attesté de la Civitas Carnutum. Le site fait, depuis 2003, l'objet d'un programme de recherche pluridisciplinaire d'études architecturales et archéologiques sur le bâti cistercien et un quartier de l'agglomération antique.
Olivier Blin, architecte DPLG et ethnologue diplômé de l'EHESS, est ingénieur de recherche à l'Inrap. Il est également chercheur associé au CNRS (UMR 7041 : archéologie et sciences de l'Antiquité) et, depuis 2004, chargé de cours à la Sorbonne. Ses travaux de terrain concernent pour une large part le site de La Ferme d'Ithe, à Jouars-Pontchartrain. Ce projet interdisciplinaire porte sur l'archéologie du bâti des ruines de la ferme cistercienne des 11e – 15e siècles, incluant des fouilles des occupations médiévales et antiques. D'autre part, il est responsable de prospection thématique et de la fouille du site d'Al Aïn (sultanat d'Oman) dans le cadre du Joint-Hadd-Project dirigé par S. Cleuziou depuis 2000.
Quelques ouvrages :
– Pour une nouvelle description du monde gallo-romain, in : J.-P. Demoule (dir.) Vingt ans d'archéologie préventive dans le monde, Actes du colloque de la Bibliothèque nationale de France, 30 septembre et 1er octobre 2005. Paris, La Découverte, 2007 ;
– Jouars-Pontchartrain (Yvelines). Extension spatiale et profondeur de temps : une question d'échelle, in : P. Brun, C. Marcigny, J. Vanmoerkerke (dir.), Une Archéologie des réseaux locaux. Quelles surfaces étudier pour quelle représentativité ? Actes de la table ronde des 14 et 15 juin 2005 à Châlons-en-Champagne, Les Nouvelles de l'Archéologie, n° 104-105, Paris, 2006 ;
– Mantes-la-Jolie médiévale : entre historiographie et archéologie, fragments pour une histoire urbaine, in : L'Île-de-France médiévale, t. 2, Paris, Somogy éditions d'art, 2001.
samedi 15 mai 2010
Prochaine Conférence de G. Grau 28 mai 2010
La représentation la plus courante que nous avons de la "Civitas" des Leuques est celle de l'époque gallo-romaine: le territoire leuque, aux frontières stabilisées, s'étend de la Marne à la crête des Vosges – incluant par conséquent la future Déodatie. Mais la génèse des "Cités" gauloises est un processus complexe, et la nôtre ne fait pas exception. Le décentrage à l'ouest des deux chefs-lieux présumés (Nasium/Naix et Toul) laisse à lui seul supposer une gestation difficile de l'unité territoriale.
L'influence méditerranéenne croissante en Gaule à l'approche du changement d'ère, puis finalement l'intrusion romaine multiplient fort heureusement les sources littéraires et épigraphiques. (Plusieurs inscriptions récemment découvertes complètent ce corpus). Ces sources d'information, jointes aux progrès de l'archéologie, mettent en lumière de forts contrastes locaux face au nouvel ordre mis en place par Rome. De nouvelles recherches permettront peut-être enfin d'esquisser un schéma d'ensemble de la "dynamique territoriale" qui a abouti à la "Cité" des Leuques telle que nous la connaissons.
par Gérard Grau – Archéo-Vosges / Société Albert Grenier
Le vendredi 28 mai 2010 à 20 h 30 au musée Pierre-Noël, Saint-Dié-des-Vosges.
Entrée libre.
vendredi 20 novembre 2009
Prochaine Conférence 4 décembre

De l’aube de l’humanité jusqu’à nos jours, du silex à l’uranium en
passant par les métaux les plus précieux, toutes les sociétés humaines
ont recherchés et exploités les matières premières minérales nécessaires
à leur développement économique et social.
Avec l’évolution des techniques et l’augmentation de la population, ces
activités artisanales, proto industrielles ou contemporaines se sont
multipliées sans toujours mesurer leur impact sur l’environnement.
Les préoccupations actuelles légitimes sur la durabilité de notre cadre
de vie à l’échelle local ou mondial, nous pousse aujourd’hui à étudier
plus en détail encore les exemples anciens notamment à travers les sites
archéologiques miniers anciens et en particulier des activités
métallurgiques qui y sont associées.
Nous proposons de faire un point sur l’actualité de la recherche sur
l’histoire des paysages miniers et d’en tirer quelques remarques et leçons.
dimanche 20 septembre 2009
Prochaine Conférence du 9 octobre 2009
A la recherche de la Préhistoire vosgienne, la base d’un développement
H. Beaudouin, archéologue
La Préhistoire vosgienne en est encore à ses balbutiements car le massif est longtemps resté inexploré. Pourtant, à condition de savoir lire les traces de leur passage, lorsqu'on cherche les hommes préhistoriques, on les trouve...!
A travers la synthèse des travaux de recherches (découvertes, prospections,…) et une réflexion originale sur l'intégration des hommes préhistoriques dans leur environnement, Hervé Beaudouin (archéologue) dresse un panorama complet des occupations préhistoriques des Vosges. Avec ces nouvelles clefs de lecture et des prospections assidues, le bassin de Saint-Dié pourrait devenir un second secteur pilote pour l'archéologie préhistorique vosgienne.
La Conférence aura lieu le 9/10/2009 au Musée de Saint-Dié-des-Vosges, salle François CHOLE.
mercredi 20 mai 2009
Prochaine conférence du 26 juin 2009
samedi 20 décembre 2008
Conférence du 12 décembre 2008

C'est avec un peu de retard que nous mettons en ligne le programme de la conférence de Thierry Dechezlepr
Conférence ARCHEO VOSGES
Vendredi 12 décembre 2008 - 20h30 - Salle des Fêtes de NOMPATELIZE - (Entrée libre)
L'oppidum de Boviolles et le territoire des Leuques
par Thierry Dechezleprêtre, responsable du Projet Collectif de Recherches "Nasium"
La superficie de l' oppidum de Boviolles -environ 60 hectares- , et les découvertes réalisées sur son emprise depuis le siècle dernier, soulignent l'importance de l' occupation de ce site de l' ouest du territoire leuque et ouvre donc un champ d' étude privilégié pour la question de la fonction de ces fortifications dans la société gauloise: lieu de marché, centre de rassemblement politique, religieux ? Ces problématiques ont justifié la mise en place d' un
programme de recherche pluriannuel qui privilégie une méthodologie associant différentes approches complémentaires, de manière à mieux saisir son organisation. Le recours aux méthodes de la géophysique a permis de mettre en évidence de nombreuses anomalies magnétiques correspondant, pour l'essentiel, à des structures en creux. La prospection aérienne constitue une méthode complémentaire de la précédente, s' agissant d'un sol mis en culture et où la couverture forestière est très limitée.
mardi 14 octobre 2008
Prochaine Conférence du 31 octobre
Nasium, Ville des LeuquesL’occupation humaine des communes meusiennes de Naix-aux-Forges, Boviolles et Saint-Amand-sur-Ornain sur lesquelles se développe le site de Nasium, remonte vraisemblablement au Néolithique (vers 5000 av. J.C.) mais c’est au second âge du Fer, correspondant à l’époque gauloise, qu’un important habitat se développe.
Sur l’éperon qui domine la confluence de l’Ornain et de la Barboure, une fortification de plus de 50 hectares se met en place vers 150-100 av. notre ère. Cet oppidum, terme utilisé par Jules César pour désigner les agglomérations fortifiées gauloises, abritait une population nombreuse. Artisans, commerçants ainsi que les classes dirigeantes de la société gauloise séjournaient dans ce lieu qui devait également servir à l’occasion des rassemblements politiques ou religieux de la tribu des leuques.
Dans les décennies qui suivent la conquête romaine, entre 58 et 52 av. J.-C., l’oppidum est abandonné au profit du site de plaine. L’agglomération de Nasium qui se développe alors sur les rives de l’Ornain, atteindra, à son apogée, une superficie de 120 hectares ce qui la place parmi les centres les plus importants de l’Est de la Gaule. Sa renommée était telle qu’au IIe siècle après J.-C., le géographe Claude Ptolémée la qualifiait, avec Tullum (Toul), de Ville des Leuques.
A partir du IIIe siècle, un déclin s’opère lentement. Du Ve au VIIe siècle, seules quelques quartiers de la ville sont occupés. Ce sont ces noyaux qui ont donné naissance aux trois villages actuels de Boviolles, Naix-aux-Forges et Saint-Amand-sur-Ornain.
Une histoire à venir découvrir à Saint-Dié le 31 octobre.
samedi 17 mai 2008
Prochaine conférence d' ARCHEO VOSGES
C’est ce que Stéphanie Goepp, docteur en Géographie Physique del’Université Louis Pasteur de Strasbourg, nous exposera avec la passion qui caractérise tout jeune chercheur. Pour illustrer ses propos, elle nous présentera quelques-uns de ses résultats, obtenus dans les Vosges
et la Plaine Rhénane .
Conférence ARCHEO VOSGES, vendredi 27 juin 2008 à 20h30, salle F. Cholé, Musée Pierre-Noël (Saint-Dié-des-Vosges).

mardi 15 janvier 2008
Première conférence trimestrielle
Bertrand Triboulot, président de notre Association nous parlera des sépultures aristocratiques celtes du Nord-Est de la France: dynamiques funéraires et territoires.

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